08 janvier, 2010

Cuchuito & Sillustani
















Après avoir visité MachuPichu, avec son attrait touristique indéniable. Je me suis dis que je n"allais plus voir de site aussi touristique et aussi drainant financièrement. J'ai pris la route vers Puno, la dernière grande ville avant la Bolivie, sur le bord du célèbre lac Titicaca.
On est parti, Tobias et Christine sur leur moto, African-Twin, et moi sur ma chérie. Je roule un peu plus vite qu'eux, alors on s'est donné rendez-vous dans un hôtel, à Puno. La route est très belle, on passe de 3300 mètres d'altitude à plus de 4400 mètres et on redescent à 3840 mètres à Puno. Les paysages sont magnifiques, entre les montagnes, dont quelques avec de la neige.
Ce que le Pérou recèle de plus beau, ce sont ses paysages, ses montagnes, ses plaines, ses déserts, la verdure et l'aridité , ses pierres et ses précipices, ses rivières et ses courbes. Courbes que l'ont savoure pleinement en moto. Ses routes , très belles soit dit en passant, nous font traverser sur ces courbes un pays qui vit au rythme du vent, de la pluie, et ... des touristes qui passent en un coup de vent, histoire de faire le parcourt Inca en 2 semaines...
Ce qui ne peux se faire raisonnablement.
Le Pérou fait vibrer le coeur de toute la planète. Pour les uns, c'est le lac Titicaca, pour les autres c'est les canyons, pour d'autres c'est les lignes de Nasca et pour la majorité, c'est MachuPichu.

Arrivé à Puno, je trouve un autre hôtel, car celui choisi à distance de Cusco, est trop cher (90 soles), hôtel Presidente offre tout (lit propre, de la vraie eau chaude, toilettes privées, Tivi, et internet dans toutes les chambres) pour 25 soles. Un répis pour mon portefeuille après l'IncaWorld de Cusco avec Aguas Calliente.

Le lendemain, je vais visiter les îles flottantes avec un groupe. Le prix minime, 20 soles, pour faire partie du groupe ne laisse pas de place à une autre alternative intéressante.
Le départ se fait dans une minivan, et l'on arrive très tôt au port de Puno. Pour se faire vite entourer par des vendeurs qui veulent nous vendre tout, de la gomme au souvenir made in China à l'artisanat local. J'arrive à traverser la mer de vendeur pour me réfugier dans le bateau qui va nous emmener aux îles. Mais il y a un chanteur péruvien qui nous accueille et qui nous laisse pas le choix que de l'écouter et il nous demande de le payer pour ses trois chansons. mais il quitte bientôt le bateau, car on se quitte le port pour les îles. L'accueuil est souriant et semble chaleureux. Je foule ce sol spongieux et on me dirige vers la place centrale où l'on a droit à l'explication de la construction des îles. puis... Les nuages couvre le ciel pour annoncer l'orage imminante. De mains délicates, les femmes nous invites dans leur petite maison pour se réfugier de ce temps menaçant. Dès que je suis au chaud, la pluie se projète sur les murs avec l'aide du vent, pour se faire accompagné par la grèle qui couvre rapidement le sol de sa blancheur. On profite de cet instant pour nous vendre des tapis, des broderies, , puis dès qu'ils ont réussit à vendre quelques chose, on entre ensuite les reproductions réduite des bateaux et des îles. Puis ensuite vient les colliers, et autres babbiolles. 20 minutes plus tard, il faut quitter la maison pour se rendre dans une autre île. l'île restaurant. là on y trouve un bon mate de Coca, pour 3 soles (habituellement 1 sole). et d'autres boutiques d'artisanat.

Au retour, il faut traverser la foule de vendeurs qui veulent absolument nous vendre quelques chose.
Il me reste une impression que les gens sentent vraiment la bonne affaire avec les touristes. Et ça semble fonctionner, car les touristes ne cesse de faire ce parcourt obligé touristique.

À MachuPichu, il y a un restaurant qui vend un hamburger miniature pour 25 soles. J'ai mangé un hamburger semblable à Bancara pour 1 sole. Et j'ai entendu une état-Unienne dire qu'à 25 soles c'était pas cher.

Je me suis réconcilié avec le Pérou, pays du tourisme sauvage, avec une ballade le lendemain vers des lieux moins touristiques. J'ai visité le temple de la fertilité à Cuchuito. Qui est composé d'une série impressionnante de Pénis avec au centre un phallus géant avec à sa base une vulve ouverte prête à recevoir les offrandes. Qui sont des feuilles de coca que l'on glisse dans sa fente et du vin que l'on repend sur ce phallus. Le temps de prendre quelques photos et de se faire attaquer par un alpagua en rut, et de manger une crème glacé sur la place centrale, on reprends la route vers les
Chulpas de Sillustani. Ce sont des tombes pré-Inca situé autour du lac Umayo.

Un oasis de calme et de beauté me réconforte. J'ai pris quelques heures à écouter les canards, moutons, oiseaux qui y vivent en ce lieu paysible et magique.

Le Pérou, ce n'est pas MachuPichu et le lac Titicaca. La beauté y est omniprésente et il faut sortir du sentier Gringo pour l'apprécier. Le contact avec les péruviens ne se fait qu'en dehors des lieux très touristiques. De véritables relations sont possibles, il faut juste faire l'effort de sortir du tourisme sauvage...

4 commentaires:

Stéphane Thibault a dit...

Quel site sympathique pour un religiologue!

Je constate aussi que tu développes ton sens de l'humour de gars de bicyk 8-)

Good times, good times… ;-)

Onip a dit...

héhéhé,

Je dois dire que lorsque j'ai mis cette photo sur le blog, j;ai pensée à toi...

Philippe

Ginette a dit...

Hola Petit Dieu, je suis contente de te lire et de voir que tu as connu Mon Pérou, la gentillesse des gens, la beauté du paysage, le calme des Andes, etc. Il ne faut pas focusser sur l'aspect touristique de ces sites mais plutôt sur leur beauté et leur côté "spirituel" et de leur énergie. Ici, en ville, c'est absolument l'inverse, le décor est abominable et les gens, mieux vaut ne pas en parler. J'ai tellement hâte d'y retourner et de respirer l'air des Andes. Je t'aime. Bisoux.

Ben d'artisanat Cambodge a dit...

Bien mythique comme destination..